On a tous connu ce moment de solitude où on lit une disposition fiscale en buvant son premier café du matin, en se demandant si nos placements préférés vont encore survivre à la dernière lubie de Bercy. Heureusement, la raison vient de l'emporter sur la panique administrative, pour le plus grand soulagement de nos portefeuilles.
La volte-face salvatrice de Bercy sur les fonds indiciels
Rappel: Il y a quelques semaines encore, l'angoisse grandissait parmi les épargnants français face aux bruits de couloir concernant l'avenir des fonds indiciels étrangers logés dans notre enveloppe fiscale chérie. On voyait déjà notre beau plan d'épargne en actions amputé de ses meilleurs moteurs de performance, contraint de se replier sur un marché hexagonal parfois un poil trop pantouflard (reconnaissons-le, le CAC 40 à 8 408 pts a beau briller avec sa hausse récente de +1,1 %, il ne fait pas tout).
Dans les faits: Le gouvernement vient finalement de faire machine arrière toute en confirmant que les fonds indiciels cotés basés sur des indices internationaux ne seront pas exclus du dispositif. L'accès aux marchés mondiaux reste donc pleinement garanti au sein du plan d'épargne en actions, évitant ainsi un exode massif des capitaux vers des comptes-titres ordinaires moins bien lotis en matière de fiscalité. (On respire un grand coup, les arbitrages de rentrée ne devront pas être faits à la hache). C'est une excellente nouvelle pour qui veut diversifier son épargne sans y laisser sa chemise au moment de payer la flat tax.
Pourquoi cette décision change la donne pour votre épargne
Un peu de recul. Le plan d'épargne en actions reste l'une des rares niches tricolores qui vêt la peine d'être choyée, surtout après cinq ans de détention où les prélèvements sociaux restent la seule vraie ponction. Forcer les investisseurs à bouder les indices internationaux aurait été un contresens total à l'heure où les technologies américaines ou asiatiques dictent le rythme de la planète financière. Pendant que certains regardent du côté des cryptomonnaies avec un Bitcoin solidement ancré à 79 825 $ ou un Ethereum à 2 500 $, l'épargnant moyen cherchait surtout de la stabilité et de la performance accessible via ses enveloppes réglementées.
À noter: Cette clarification réglementaire prouve, si besoin était, que le législateur sait parfois écouter les remontées du terrain (ou la peur panique d'une fuite des cerveaux fiscaux vers le Luxembourg). Conserver la souplesse de ces fonds au sein du cadre fiscal avantageux permet de maintenir l'attractivité de notre épargne de long terme. (Et entre nous, cela évite surtout de passer des heures à remplir des déclarations de revenus digne d'un parcours du combattant). On peut donc continuer à programmer nos versements mensuels en toute sérénité.
Comment ajuster sa stratégie dès maintenant
Et maintenant ? Maintenant que le couperet est rangé dans son fourreau, on peut se concentrer sur l'essentiel: faire fructifier notre capital. Inutile de chambouler toute votre allocation sous prétexte que le vent a failli tourner. Si vous aviez déjà mis en place une routine d'investissement programmé sur des fonds indiciels mondiaux logés dans votre enveloppe, continuez tout simplement sur votre lancée.
Dans les faits: Les marchés continuent d'évoluer dans un contexte macroéconomique certes complexe, mais porteur pour les investisseurs disciplinés, à l'image d'un S&P 500 bien orienté à 7 731 pts. Le maintien des règles actuelles offre la visibilité nécessaire pour construire un patrimoine solide sans céder aux sirènes du court terme. (On ne va pas se plaindre d'avoir enfin une bonne nouvelle fiscale qui ne s'accompagne pas d'une usine à gaz). Restez connectés aux fondamentaux, gardez le cap, et laissez composer les intérêts au fil des années.
Bref. La peur du gendarme fiscal est retombée, vos fonds mondiaux sont saufs et votre plan d'épargne en actions conserve tout son attrait pour affronter les soubresauts boursiers. Ceci n'est pas un conseil en investissement.